samedi 5 avril 2008

J'aurai besoin de l'appui familial.

Je suis tellement frustrée,révoltée que j'ai de la difficulté et de la misère à retenir mes pleurs car si j'écris ce post,je dois l'écrire dans le salon à la vue de tous...

J'ai reçu ma réponse concernant ma demande d'admission en soins infirmiers. Tout mes amis,mes collègues,mon chum,ma soeur sont au courant que je suis prise dans ce beau projet qui me comble de joie. Je ne peux en parler à mes parents. Ils veulent que j'étudie dans ce domaine dans notre ville natale.Moi j'ai le goût d'étudier dans le bout de Montréal.Laval,c'est quand même assez proche de la ville. Ça se fait très bien en métro.Ils me disent que si je ne l'étudies pas à Joliette,ils vont me couper les vivres...

Et de 2,ils ne me voient pas dans ce domaine. Ils disent que je suis trop impatiente,trop ci ou trop ça.J'ai travaillée dans un centre pour personnes agées comme préposée aux bénéficiaires mais au noir.J'ai adorée. Les petites vieilles m'adoraient.À chaque fin de semaine,elles me parlaient sans arrêt,me faisaient des beaux dessins et d'immenses calins.Pourquoi qu'ils ne comprennent pas que je suis juste impatiente avec eux? Mes amis à l'école me trouvent tellement bonnes et patiente d'écouter le malheur des autres sans rechigner.

Ma mère s'est achetée un cell et un à ma soeur .Moi,j'y en avais parlé l'été passée que j'aimerais en avoir un. Elle m'en achète pas mais ma soeur en parle 2 fois et elle dépense 100 pour ça. Hier,j'avais le goût d'aller en acheter un aujourd'hui mais ma mère dit de ne pas me laisser emporter, d'attendre.... C'est quoi le fuck? Tu ne veux pas m'en payer un, soit, mais je peux me le payer avec mes propres moyens et même là,j'ai le droit à tes restrictions.Je sais je sais qu'est que vous allez dire. La jalousie n'est pas un beau sentiment.C'est vrai mais maudit que c'est frustrant de voir ça...

Ma mère paie ma moitié de loyer,mon épicerie à chaque semaine.Je le sais que c'est très gentil à elle,que c'est très généreux.Je l'entends pas mal souvent que je suis extrêmement privilégiée. Tout les amis de mes parents me le répètent sans cesse,mes propres amis aussi.Mais j'ai jamais demandé qu'elle le fasse.Oui,ça me facilite la vie mais je n'ai rien exigé de cela.Mais ce n'est pas que ça que je désire plus que tout. je veux que mes parents me montrent qu'ils m'aiment mais de façon verbal.J'ai eu 97% dans mon travail de psycho,même pas félicitations,c'est beau ma belle,continue comme ça... Rien! Nada! Ma soeur l'aurait fait,je crois qu'on aurait été au restau fêter la grande nouvelle...

maudit que c'est dur d'être une première de famille... J'ai juste le goût de sacrer mon camp et ne plus jamais leur parler mais j'ai besoin de leur soutien.

Hier,je parlais à mon père et j'y disais à quel point je n'aime pas ma technique après un an.Il trouvait ma décision pas mal prématurée de songer à changer de technique.Merde,je le sais qu'après un an si je ne suis pas heureuse. Je l'ai su juste après 3 cours de criminologie générale que je n'aimerai pas cela mais j'ai laissé la chance au coureur en continuant durant une année.On arrive chez nous et il dit à ma mère: « Marie va revenir habiter à la maison en automne»
J'explique mon projet que j'aimerais m'inscrire en soins infirmiers et je n'ai pas dit que j'avais été acceptée au premier tour.
Ma mère m'a répondu :« Ben il faudrait que tu te dépêches»
J'avais le goût de la fusiller.Tout le monde me dit,elle va être fière de toi de voir que tu suis ses traces.c'est drôle mais je suis la seule qui en est pas convaincue.

J'ai été voir le médecin pour me déboucher les oreilles. J'y en ai parlé de mon projet d'études,de vouloir le faire à Montréal.Il m'a dit qu'en me parlant,j'avais du potentiel dans cette future profession.Comment un médecin que je vois pour la première fois pour me dire ça et même pas mes propres parents?

6 commentaires:

Anonyme a dit…

J'allais justement te demander si tu étais première de famille jusqu'à arriver et avoir la réponse par moi-même.

Tu sais, je me reconnais, dans ce que tu vis vis-à-vis ta soeur, mais moi c'est avec mon frère. Je peux t'assurer que ce n'est pas de la jalousie, du moins pas à part entière, dans certaine famille que parce qu'on est le premier enfant que c'est plus facile pour nous et vu que les autres viennent après surtout le dernier de la famille qui est considérée comme le bébé de la famille. Le petit dernier, qui est sans défense et qui tourne une grande page sur "la famille". Du moins, avec le temps c'est la conclusion à laquelle je suis arrivé.

Je vais prendre mon exemple, ma mère m'a toujours dit de terminé mon secondaire et que c'était important. J'ai voulu lâcher l'école en secondaire 3 pour allé à l'école des adultes ou les gens sont plus matures. Évidemment sa été non et si je le faisais je devais travailler et payer une pension. Mon frère qui est super doué de nature à lâcher l'école en 5e secondaire. Il serait sensé avoir terminé l'an passé. Voilà que ça fait 1 an qu'il étire ses cours aux adultes... Il a maintenant 18 ans, habite toujours chez ma mère, ne paie pas pension, vient de lâché ses activités illégales pour se trouver un travail honnête comme monsieur et madame tout le monde.

Je pourrais continuer longtemps avec des exemples de ce genre, mais je suis sure que tu comprends.

Je ne connais pas tes parents alors je ne sais pas comment ils sont, mais parfois il y a certains parents qui croient qu'en poussant leurs enfants dans le sens contraire ils arriveront à aller au bout de leur projet. C'est une peur trop grande qu'ils ne sont pas capables d'avouer et qu'il transforme en un espèce de "renforcement négatif".

Tu as aussi le type de parents qui veulent te montrer le côté le plus dur de la médaille en pensant que l'autre côté tu le sais forcément et c'est pourquoi qu'ils n'ont pas besoin de te le dire. Souvent ce côté qu'ils omettent c'est les encouragements.

Le conseil que j'ai à te donner ma belle Merry, c'est écoute toi, mais surtout fait toi confiance. J'ai été élevé par ma mère et son conjoint. Son conjoint a passé 12 ans de ma vie à me dire que je n’étais qu’une incapable, bonne à rien et que je ne ferais rien de bon dans la vie. J'ai terminé mon secondaire, j'ai été en infographie, j'ai décroché alors que j'étais l'une des meilleures de la classe, je sacrifiai un emploi d'un an en France appart compris parce qu'en fin de compte lors d'un projet je me suis rendu compte que j'adorais les enfants plus que je ne le croyais. Lorsque j'ai abandonné, je n'ai pas baissé les bras, au contraire... Je suis allé faire mon anglais qui me manquait pour entrer au Cégep et j'ai fait ma demande en Sciences humaines. J'ai été refusé par manque de places. J'ai été découragé, mais j'ai réessayé et j'ai été accepté. Je voulais faire mes Sciences humaines pour aller à l'Université pour être prof au primaire, mais en cours de route j'ai réalisé que je voulais être plus prêt des enfants et être avec eux au début de leur vie. Les aider dans leur développement en suivant leur rythme. J'ai découvert qu'à mon Cégep il donnait la techniques d'éducation à l'enfance. J'ai appliqué, j'ai fait les séries d'entrevues et j'ai été choisie. J'ai terminé ma technique, mais j'ai aussi terminé les cours qui me manquaient en une session pour compléter mon D.E.C. en Sciences humaines.

C'est une longue histoire que je te raconte là, mais je crois que ça en valait la peine.

Tout ça pour dire que malgré les dires du conjoint de ma mère à l'époque, du manque d'encouragement de ma famille ou des épreuves auxquelles j'ai été confronté, j'ai tenu bon et je suis allé au bout de mes projets.

J'ai prouvé aux autres que j'étais capable en réussissant le cours qui me manquait pour aller au cégep et en ayant mes deux D.E.C.

Mais surtout!!!!

Je me suis prouvé à moi-même que j'étais capable d'aller au bout des choses que je voulais vraiment. J'ai saisi mon avenir en acceptant de le bâtir selon ce que MOI je voulais et non ce que les autres voulaient ou souhaitaient.

Je suis désolé, c’est long comme histoire, mais c’est ce que je souhaitais te dire en laissant parler mon cœur.

Princesse Merry a dit…

Merci Virou....
En lisant ton histoire,tu m'as montré que je ne suis pas la seule qui est confronté à ce problème et ton soutien même s'il n'est que virtuel m'est d'un grand support. Plus on s'écrit,plus je vois et j'ai l'impression qu'on a plusieurs points en commun.

Je trouve ça très dure d'être la première de famille.C'était toujours moi qui osait affronter mes parents en commettant les choses interdites.Aujourd'hui,quand ma soeur les fait,ça passe dans le beurre,comme si rien n'était.Quand moi,j'ai dû affronter les conséquences de la guerre mondiale presque.

Je n'aime pas être le modèle.Je trouve tellement enrageant et j'ai le goût de me révolté et je le ferais et je crois que je me ferais dire de me calmer.

Quand j'étais petite,je déplaçais de l'air,j'étirais vraiment le yoyo de mes parents.Tout ce qui était interdit et sévèrement puni,je le faisais juste pour les tester. Ma soeur était la petite fille qui était toute sage et qui écoutait,obéissait toujours.
et plus le temps passe,plus c'est elle qui a pris ma place ,moi la sienne.
Je déplace encore de l'air mais de façon différente.

il ya une théorie que j'ai appris en psychologie de l'enfance et que j'ai trouvé particulièrement intéressante.

Le premier enfant : enfant modèle,héros
second enfant: rebelle
troisième enfant : perdu
quatrième enfant : je me souviens plus du terme mais c'est celui qui nous rallie tous.

Quand j'étais petite,j'étais l'enfant la plus rebelle. Je suis partie de la maison et ma soeur a repris son rôle de l'enfant rebelle.

Un soir la semaine passé,je me suis mise à pleurer quand j'ai vu une quille avec mon chum.Tout ce que je te parle,ça l'a sorti d'un coup. une question qui m'a bouleversé de sa part.
«va tu en soins infirmiers pour tes parents ou pour toi?»
Je le sais que c'est pour moi mais d'autre part aussi pour ma mère.Je trouve ça dur de voir mes parents être fiers de ma soeur parce qu'elle s'en va en cuisine d'établissement comme mon père.J'aimerais tellement le crier sur les toits que je suis acceptée,qu'enfin je trouve un défi à la hauteur de mes espérances.

Merci de m'avoir permis d'écouter une partie de ta vie. Je vais y réfléchir et je vais continuer d'avancer mais c'est juste que des fois c'est dure.
ce soir,tu m'as été d'une grand secours,tu m'as montré ce que c'est vraiment l'espoir
Merci beaucoup :)

Anonyme a dit…

Je m’attache souvent trop vite aux gens (oui, oui c’est possible) et je pourrais dire que je t’aid adopter dans le sens ou j’adore la personne que tu es.

Souvent, du moins avant, c’était difficile de parler de ce genre de choses, mais comme bien des gens pour être mieux dans ma peau je suis allé chercher de l’aide de professionnelles. Pour arriver à transformer les aspects de ma personnalité que j’aime moins, le fait d’accepter ce que j’ai vécu et d’en parler est une première étape à la confiance en moi.

Bref, je te dis ça, je sais que ce n’est pas ton cas, mais certains l’ont déjà pensé et surement quelques-uns de tes lecteurs le penseront aussi, que je recherche la pitié et que je ne suis pas consciente qu’il y en a qui ont vécu pires que moi.

J’en suis complètement consciente, mais je me concentre sur moi ! Si j’ai vécu ce parcours difficile, c’est que tous les petits événements doivent servir pour aider certains autres.

Je voulais partager ça avec toi parce que je crois que c’était pertinent, mais surtout que ça pouvait peut-être t’aider.

Tu as raison dans ce que tu dis. Pour certains c’est extrêmement difficile d’être le premier enfant d’une famille. Du moins, moi c’est mon cas. J’ai eu beaucoup de difficulté à accepter à jouer ce rôle et je te dirais malgré que j’ai pris de l’âge parfois j’aimerais être plus jeune que mon frère.

Dans l’adolescence, j’étais comme toi. Rebelle ! Tout ce qui était interdit, je le faisais. À la maison c’était comme ça. À l’école avec les amis, c’était différent. J’essayais de laisser des messages subtils que ça n’allait pas à la maison, mais ça ne fonctionnait pas. Alors, j’ai décidé d’inventer des histoires abracadabrantes pour avoir l’attention sur moi. Ce que je n’avais pas à la maison. Évidemment, ça n’allait pas à la maison et ça finit par mal allé à l’école aussi. Mes amis ont découvert les choses et mon littéralement trainé dans la boue, avec raison, j’aurais fait pareil. J’ai même dû changer d’école tellement c’était trop. J’ai même écrit une lettre à une des filles pour lui expliquer pourquoi j’avais fait ça. Évidemment, elle en a ri. J’ai perdu des amis qui étaient tout pour moi. Je te dirais que même encore aujourd’hui j’en souffre de ça. Où je m’en vais avec ça tu me diras même si c’est une autre histoire, une autre tranche de vie ? C’est simple, j’ai compris la leçon. Depuis ce jour je te dirais que je suis la fille la plus franche, honnête et directe. C’est peut-être un peu pourquoi je suis autant directe, je n’aime pas cacher la vérité et je dis les choses telles qu’elles sont. Mais d’un autre côté ça ne m’a pas aidé. Mon côté rebelle a augmenter. J’ai trainé avec des voyous, des gens de la pire espèce.

Mon frère a suivi mes traces… C’est là que j’ai commencé à freaké et trouver mon rôle de première de famille difficile. Puisque quand je lui parlais de mon expérience il me riait au nez en disant que c’était vieux ça et que maintenant ça jouait plus ainsi…

Je me souviens que je me suis dit que premier de famille ce n’était qu’un titre qui t’apporte rien de bon sauf d’être le premier a avoir fait les traces et rendre la vie des autres plus facile.

Tu sais, et je suis sure que certains de l’auront dit dans le passé ou aujourd'hui, et ce, de différente façon. Y a pire que nos deux histoires. Mais là où la tienne et la mienne ou celle du voisin sont uniques pour nos yeux c’est qu’il s’agit de nous !

Tu as le droit de trouver sa dure, ta beau être une fille positive, chacun à sa limite et chacun vie des journées dures. Les beaux contes de fées, je suis désolé je n’y crois pas. Tout le monde vie des choses difficiles et ça l’a son importance, peu importe, ce que s’est. Ça ne peut pas toujours aller bien. Sinon ça ne serait pas une vie. Quelque chose de parfait ça n’existe pas. Il faut de l’imparfait pour faire quelque chose de beau de « presque » parfait. En fait, c’est l’imparfait qui devient parfait.

Ça m’a fait plaisir de partager tout ça avec toi et moi aussi comme je disais dans un autre post je trouve qu’on a plusieurs points en commun.

Je suis contente si mon bout d’histoire a pu t’aider. Mais je suis contente que mon histoire ait pu aider quelqu’un de façon positive.

Gripette a dit…

C'est déçevant quand on voit que nos parents sont contre nos choix... Mais tu ne dois pas t'en faire: ce sont TES choix et il ne faut surtout pas que tu quitte ta voie pour eux. C'est dommage pour toi de te sentir si peu appuyée. Mais au moins, TOI tu sais que tu as pris la bonne décision, et c'est ça l'important.

Bonne chance!

Anonyme a dit…

Quand j'ai annoncé à ma famille que j'allais en soins infirmiers, ils se sont tous écriés:" Hein? TOI infirmière? Ben voyons!"

Ils sont bien fiers aujourd'hui d'avoir une garde malade dans la famille!!
C'est ta vie ma jolie, pas la leur!

Princesse Merry a dit…

à gripette:
c'est très decevant de sentir que mes parents n'approuvent pas les choix que je fais... je veux qu'il soit fière de moi :)Je sais que cette décision est la meilleure que j'ai pris depuis des années et avoir fait ce choix me libère d'un poids :)

à garde m a:
Mes parents ne me voient pas du tout infirmière.Ma mère qui l'est depuis de nombreuse retraites ne voit pas sa fille aînée suivre ses traces... j'aurais tellement aimée avoir son appui mais pour une fois je vais faire passer mon bonheur avant tout :)